Hard Light Bombing
Artwork 2017

Sur le sol : empilement de plaques de plâtre brisées, parmi lesquelles on peut voir des  fragments de châssis, d’encadrement, des motifs qui renvoient à des œuvres emblématiques de l’art post-moderne ou encore des objets, vestiges de possibles installations (bombed collection). Sur les murs : présentation d’éléments du dispositif et photographies. Citations ? Allusions ? Illusions ? Les traces sont parfois ténues, le doute s’installe. L’ensemble a pu être prélevé dans les décombres de ce qu’il reste d’un immeuble ou de l’appartement d’un collectionneur, après une explosion.

Note dégradée,
manuel de survie en zone difficile.
Ici comme toujours.
Esthétisation de la ruine,
fonds indiciel,
petits jeux entre amis.

Le titre de l’exposition est, en partie, emprunté à la parodie de roman-photo réalisée par Ed Ruscha et Lawrence Weiner en 1978, intitulée Hard Light, où l’on voit des femmes dialoguer entre elles dans différentes situations. Là, il n’existe aucune possibilité de dialogue entre les fragments d’œuvres d’une collection imaginaire. Le spectateur peut seulement tenter de reconstituer le puzzle, de revisiter l’histoire de l’art récent réduit à son signe : une surface monochrome d’Olivier Mosset ? Un morceau du U de Wayde Guyton ? Une abstraction néo-géo de Gerwal Rockenshaub ? Un sapin de noël à la John Armleder ?

« J’ouvre.
Un temps.
J’ai peur d’ouvrir.
Mais je dois ouvrir.
Donc j’ouvre. »
Samuel Beckett, Comédie et actes divers.